Časopis Slovo a slovesnost
en cz

In search of a euphony unit: A case study in Czech 1830s poetry

Michal Místecký, Radek Čech & Petr Plecháč

[Články]

(pdf)

À la recherche d’une unité de l’euphonie: Une étude de cas de la poésie tchèque des années 1830

A B S T R A C T
The study examines selected samples of Czech 1830s poetry production through the prism of a quantitative conception of euphony. Stemming from Jan Mukařovský’s reflections on the topic, it tries to strengthen the notion through the creation of exact figures with intersubjective validity. To this end, the count of this property devised by Gabriel Altmann is utilized and innovated by a new unit – the consonant set – which endeavours to grasp the phonetic reality of language more effectively than the casually used concept of sound. The analysis proves the solid character of the new unit, shows interrelations between the two calculations, and proposes a few interpretations of the euphony situation in Czech poetry of the 1830s. Moreover, it demonstrates effective ways of displaying data results by means of scatter plots and cluster analyses. As a spinoff of the core idea, the paper also explores Mukařovský’s high evaluation of Mácha’s use of euphony.

R É S U M É
À la recherche d’une unité de l’euphonie: Une étude de cas de la poésie tchèque des années 1830
Cet article étudie des échantillons de la poésie tchèque des années 1830 à partir d’une conception quantitative de l’euphonie. Se fondant sur les réflexions de Mukařovský sur ce sujet, il tente de rendre cette notion plus efficace, en fournissant des chiffres exacts à valeur intersubjective. La recherche de ce phénomène repose sur la formule proposée par Gabriel Altmann, qui considère l’euphonie comme une répétition signifiante d’une unité dans un vers. Ce travail considère que cette unité cherchée est un ensemble consonantique, c’est-à-dire un regroupement de consonnes entre deux voyelles, au début d’un vers, ou à la fin. Cette innovation essaie de tenir compte de la réalité phonétique de la langue de façon plus efficace que le son, utilisé d’habitude. L’analyse confirme le caractère raisonnable de l’unité nouvelle, montre les relations mutuelles entre les deux calculs, et esquisse quelques interprétations de la situation dans la poésie tchèque des années 1830. La comparaison statistique montre que les deux approches sont indépendantes l’une de l’autre, mesurant des propriétés différentes du texte. Les poètes Karel Hynek Mácha, représentant éminent du romantisme tchèque, et Josef Jaroslav Langer, son contemporain à orientation plutôt folklorique, sont les auteurs dont les vers sont les plus euphoniques; tandis que dans le cas de Langer, on relève des pourcentages élevées de vers euphoniques, Mácha se focalise sur la hauteur de la valeur euphonique d’un nombre limité de vers.

Key words: euphony, consonant, consonant set, 1830s, Czech poetry

Daný článek je on-line k dispozici v databázi CEEOL.

Department of Czech Language, University of Ostrava
Reální 5, 701 03 Ostrava, Czech Republic
mmistecky@seznam.cz

Department of Czech Language, University of Ostrava
Reální 5, 701 03 Ostrava, Czech Republic
cechradek@gmail.com

Institute of Czech Literature, Czech Academy of Sciences
Na Florenci 1420/3, 110 00 Praha 1, Czech Republic
plechac@ucl.cas.cz

Slovo a slovesnost, ročník 80 (2019), číslo 1, s. 27-38

Předchozí John D. Bengtson: ‘Where there is fire, there is smoke’: A study in the Euskaro-Caucasian hypothesis

Následující Martin Šemelík, Michaela Lišková: K lexikografickému zpracování tabuových slov